Extrait du journal «MECHAK» -1927
Arrivés à l’hôtel où ils devaient prendre les eaux, le général et son épouse allèrent, après un moment de repos, faire une promenade. En regardant le paysage des montagnes californiennes, Antranig se sentit saisi d’une poignante nostalgie de celles de Sassoun. Il but dans ses mains de l’eau qui jaillissait du flanc d’un rocher, puis on rentra à l’hôtel. Après le dîner, quand ils se furent retirés dans leur chambre, le général dit tout à coup :
- Ah, Nevart, si je meurs, comme les Turcs vont être contents ! Ah, si j’avais encore eu une occasion !… Mais mon souhait ne s’est pas réalisé…
Source : Ani – Cahiers Arméniens n°4 – juin 1988