Cet album, paru en 1983, est la première publication du Centre de Recherches sur la Diaspora Arménienne. C’est un recueil de photographies d’Arméniens de toutes conditions, prises à Téhéran, en Anatolie, à Istanbul, à Erevan, à Alep.
Introduction
Par Pierre TER-SARKISSIAN
C’est vers le milieu du XIXe siècle que les Arméniens commencèrent à s’intéresser à la photographie et à « investir » ce domaine d’activité pour lequel ils semblèrent aussitôt marquer une véritable prédilection. Parmi les pionniers, le plus remarquable fut peut-être Yessayi Garabédian, dont la photographie ne fut pourtant pas l’activité principale puisqu’il devait occuper le siège patriarcal de Jérusalem pendant vingt ans, de 1865 à 1885. Né à Talas en 1825, il se rendit en 1844 à Jérusalem pour y faire ses études et entrer dans les ordres. C’est là, au début des années 1850, qu’il commence à s’intéresser à la photographie et s’installe un atelier dans un grenier du patriarcat. « Le couvent arménien, écrit à la même époque l’écrivain français Jules Hoche dans son Pays des Croisades, vient d’installer un musée et un atelier de photographie qui fournit d’excellents clichés. »
Mais c’est dans tout le Proche-Orient que les Arméniens se distinguèrent, alors et depuis, dans la photographie. Ce fut d’abord la remarquable famille Abdullah, qui compta cinq fils.
Source : Photographies arméniennes – Scènes et Portraits 1880-1930 – Introduction – Éditions CRDA 1983